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sept 08 2014

Raconte-moi Aït Ourir

Le cinéma s’invite à Aït Ourir

Aït Ourir fait son cinéma…

Lorsque l’on évoque le cinéma marocain, on pense immédiatement à Marrakech et à Ouarzazate. Aujourd’hui, on pense aussi à Aït Ourir. Si, si, ce n’est pas une plaisanterie !

1897. Une année chargée d’histoire dans le monde entier. Au Maroc, c’est l’année du premier tournage et le début d’une longue série de tournages étrangers sur les terres du royaume. Place à la passion et à l’histoire ou plutôt aux histoires. Les réalisateurs marocains laissent exploser leur créativité et se lancent dans les courts-métrages. Au Maroc, on aime les histoires et les contes. Raconter des histoires sur le grand écran n’était qu’une question de temps !

60 ans plus tard – en 1958 exactement – on assiste à la diffusion du premier long-métrage marocain. Une date mémorable dans l’histoire de l’industrie cinématographique marocaine.

Et 60 autres années plus tard, le premier long-métrage marocain entièrement en amazigh (berbère) est projeté sur le grand écran en 2006. L’histoire se déroule à Aït Ourir, un lieu culturel de plus en plus prisé par le monde du cinéma.

Aït Ourir fait son cinéma et poursuit son chemin tout en gardant le cap sur ses valeurs, c’est ce qui fait son identité et la rend unique!

20 longs-métrages par an sont aujourd’hui produits au Maroc. Le pays se classe ainsi à la troisième place sur le continent africain derrière l’Egypte et l’Afrique du Sud.

Les films « Le sac de farine » et « Né quelque part », reflet d’une longue histoire d’amitié cinématographique entre le Maroc, la France et la Belgique, sont tournés au cœur même de la ville d’Aït Ourir et dans ses alentours.

 

« Le sac de farine » de Kadija Leclere (Compagnie Cinématographique de France, Sahara Productions)

Le film, tourné à Aït Ourir, raconte l’histoire de Sarah.

« Sarah a 8 ans. Petite orpheline d’origine marocaine, elle est élevée dans un foyer d’accueil catholique à Alsemberg. Elle rêve de connaître ses parents. Un jour, son père biologique apparaît et l’invite à passer un week-end à Paris. Sarah se réveille à Aït Ourir, petite ville du Haut Atlas marocain. Décidé à lui faire découvrir son pays, sa culture et ses racines, le père décide de la confier à sa famille à Aït Ourir. Petit à petit, Sarah découvre sa nouvelle vie. On retrouve Sarah a 17 ans. 1984, la révolte de la faim éclate. Sarah rêve d’indépendance, de passer son bac et de retourner en Belgique ».

« Né quelque part » de Mohamed Hamidi (Quad Productions, Kissfilms)

Bien que l’histoire se déroule en Algérie, le film est tourné au Maroc dans les environs de la ville d’Aït Ourir, sur la route de l’Ourika et à Tahanaout.

« Farid, jeune Français de 26 ans, doit aller en Algérie pour sauver la maison de son père. Découvrant ce pays où il n’a jamais mis les pieds, il tombe sous le charme d’une galerie de personnages étonnants dont l’humour et la simplicité vont profondément le toucher. Parmi eux, son cousin, un jeune homme vif et débrouillard qui nourrit le rêve de pouvoir rejoindre la France… ».

 

 

Ces films parlent de l’éloignement, de la recherche de soi, de l’amour, de l’amitié, des liens du sang et surtout on revient toujours à l’essentiel : l’appropriation ou réappropriation de ses racines et de son histoire.

Un proverbe berbère dit : « Yan ur-issen mani gh-d yuchka, ur issen mani ira!… Celui qui ne sait pas d’où il vient ne sait pas où il va! ».

Rendez-vous dans les salles obscures et partez à la découverte ou redécouverte de films sublimés par les paysages hors du commun du Haut Atlas marocain et par les talents marocains, d’ailleurs, d’aujourd’hui et de demain!

 

2 comments

  1. Aline

    Bonjour Raconte-moi Aït Ourir,

    Un article original et décalé. Aït Ourir fait aussi son cinéma, c’est une découverte pour moi! Merci pour ce voyage sur pellicule…

    1. Raconte-moi Aït Ourir
      Raconte-moi Aït Ourir

      Bonjour Aline,

      Le cinéma se met en quatre pour fixer les paysages du Haut Atlas sur pellicule. Aït Ourir, une beauté à jamais immortalisée…

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