sept 11 2013

Raconte-moi Aït Ourir

Aït Ourir, l’authentique

Aït Ourir Si vous avez l’opportunité, au cours de vos voyages au Maroc, de passer à Aït Ourir, prenez le temps de vous y arrêter véritablement et de vous aventurer au cœur de la Ville et de ses environs. Ici, c’est le plat pays ! Et en même temps, on est entouré constamment par le Haut Atlas.

 

Voici le programme qui vous attend :

Des paysages authentiques et préservés au détour de montagnes, de vallées, de torrents, de cascades, de douars berbères traditionnels… Un panorama source d’inspiration pour les artistes locaux qui comblera les amoureux de la nature !

 

Une ville d’émotion, ensoleillée tout au long des quatre saisons. Vous pourrez profiter de la douceur du printemps, de la fraîcheur des nuits d’été après une belle journée bien remplie, des pistes de ski en hiver ou tout simplement vous laisser vivre au gré des longues journées d’automne !

 

Des produits du terroir propres à la région : olivier, amandier, figuier de barbarie, grenadier, figuier, citronnier, eucalyptus, henné

 

Des savoir-faire ancestraux transmis de génération en génération : poterie, tissage de tapis, broderie, ferronnerie, menuiserie… Et bien d’autres choses encore !

 

Des exploitations familiales : huilerie, élevage de bétail (moutons, chèvres, poules, lapins…), culture de la pomme de terre, de fèves…

 

Une population chaleureuse, respectueuse des valeurs humaines et des traditions et ouverte sur le monde. Et on fait comment pour se comprendre, me direz-vous ?

 

Pas d’appréhension, sourire garanti en plus de la possibilité d’échanger en français ou en espagnol. Si si, plus de 30% de la population est francophone ! Pour ceux qui on envie de se mettre aux langues étrangères, vous avez le choix entre l’arabe et le berbère (tamazight officialisé en 2011).

 

La langue berbère, parlée par 40% de la population, diffère selon les régions. A Aït Ourir, on parle tachelhit. C’est le cas aussi dans l’Anti-Atlas et le Souss. Vous êtes déjà à Aït Ourir ? Consultez vite le lexique berbère dans la page « Pratique » de ce blog ! Si vous vous aventurez dans le Moyen Atlas, c’est le tamazight et tarifit dans la Région du Rif. A vos lexiques !

 

Rendez-vous avec Aït Ourir, l’authentique dans les prochains articles.

 

oct 23 2013

Raconte-moi Aït Ourir

Figuier de Barbarie (Aknaraï en tachelhit)

 

Figues de Barbarie (01/2013 - Raconte-moi Aït Ourir)

 

Le figuier de Barbarie. Qu’est-ce que cela vous évoque ?

Moi, sans hésiter : un goût parfumé, un fruit juteux, sucré et frais… Mille et une cachettes, compétition et chapardage… Rien de bien méchant ! Vous allez vite comprendre. Imaginez trois petits garnements qui faisaient les quatre cent coups ensemble et qui se retrouvaient souvent dans des situations « épineuses ».

Imaginez-les par une belle journée d’été galopant à travers les champs de Sidi Rahou à la recherche d’un peu d’ombre et d’un petit quelque chose de frais à se mettre sous la dent. Le défi ? Dénicher les figues de Barbarie enfouies sous la paille. Un réfrigérateur 100% bio.

Aucun fruit frais en vue ? Qu’à cela ne tienne. Il ne reste plus qu’à se servir à la source.

Attention, pas n’importe comment. L’idéal : cueillir les figues de Barbarie le matin. Rouges, jaunes ou blanches, à vous de choisir. Gare aux yeux et aux mains si l’envie vous prenait de vous servir sur le chemin d’une randonnée… Discrètes voire invisibles, les petites épines blanchâtres n’en sont pas moins présentes.

Oublié la courte échelle ou l’escabeau. Eh oui, certains cactus mesurent jusqu’à 5 mètres de hauteur.

Visionnez la galerie en cliquant sur une photo, puis sur les flèches de droite ou de gauche

Alors comment fait-on pour les cueillir ?

Première option. Une grande tige de bambou fendue en deux à l’extrémité sur une dizaine de centimètres et reliée par une longue ficelle. On attrape la figue de Barbarie, on tire sur la ficelle – telle une canne à pêche prête à remonter un poisson – puis on cueille le fruit en effectuant un tour à 90°. Une pratique ancestrale.

Deuxième option. Armez-vous de gant ou de papier journal. Un tour de poignet et la figue de Barbarie est dans vos mains. Le fruit est prêt à être dégusté après l’avoir débarrassé de ses épines en le lavant ou en le frottant avec du papier ou une brosse. Il suffit de couper les deux extrémités puis de le fendre en deux. Le tour est joué. Succulent avec du pain frais !

Troisième option. Les acheter directement au Souk d’Aït Ourir ou auprès des marchands ambulants que vous rencontrerez tout au long de votre séjour.

Vous avez aimé. Pourquoi ne pas essayer un jus de figues de Barbarie en terrasse ou sa confiture de fruits autour d’un petit-déjeuner ? Pour les amateurs de gastronomie, ne ratez pas le vinaigre de cactus…

Envie de vous détendre ? Le savon et l’huile de figue de Barbarie ont de multiples vertus. Anti-âge, cicatrisante et hydratante. Du choix, du choix et du choix.

C’est aussi un excellent aliment pour le bétail qui savoure à la fois le fruit et la raquette du cactus.

Vous allez me dire : que de qualités !

Figuier de Barbarie - Vallée du Zat (Janvier 2013 - Raconte-moi Aït Ourir)Et ce n’est pas terminé. En plus d’être résistant, c’est le voisin idéal. Il fait moins 5°C, même pas peur. Proposez-lui des températures avoisinant les 15°C à 18°C toute l’année, c’est votre arbre. Vous pouvez le trouver au milieu d’un jardin familial, sur le bord d’un chemin entouré de ses amis les amandiers, les oliviers, les palmiers… ou protecteur d’une habitation ou exploitation familiale. Une autre de ses qualités : la générosité. A peine âgé de 5 ans, le figuier de Barbarie nous offre ses fruits à foison.

Très populaire, il se fait une mise en beauté au printemps et parfois même à la fin de l’été juste après nous avoir régalés de ses fruits pendant trois mois.

 

« Si le labour se faisait avec la simple vue, n’importe qui moissonnerait »

(Proverbe berbère)

Bonne découverte !

 

oct 10 2013

Raconte-moi Aït Ourir

Une histoire de… naissance

 

Tu es né(e) quand ?

Cette question peut paraitre anodine ou prêter à sourire mais il n’est pas toujours facile d’y répondre. Pourquoi ça ?

Parce qu’on a tendance à penser que tout le monde se souvient que telle personne est née en telle année, tel mois et tel jour et même à telle heure. Tendance aussi à oublier que l’Etat Civil n’est pas une évidence en soi et qu’il a bien fallu un commencement comme pour toute chose! Et lorsque l’on part de rien, il faut faire parfois preuve d’ingéniosité et se servir de ce que nous offre la Nature. On peut faire appel à sa mémoire ou rechercher d’autres repères.

Pour toute chose il faut du temps… et en attendant, il faut bien continuer à avancer, à imaginer, à vivre et tout ça en construisant ses propres repères !

Comment faisaient les anciens, alors ?

A chacun sa méthode.

Pour ceux qui avaient une mémoire d’éléphant, pas de problème… Le moindre petit détail était ancré dans leur mémoire.

Pour les autres, chaque événement était relié à un autre. Telle naissance correspondait à tel événement… et cela marchait ! Chacun y allait de son anecdote. Nos soirées étaient peuplées d’histoires aussi vivantes et drôles que les contes de Grimm.

« Au fait Khadija, ton veau est devenu adulte maintenant. Ta vache avait mis bas quand déjà ?… Rappelle-toi, c’était quand Mohamed construisait son salon (tamesrit en tachelhit) ! ». Et qui se souvenait de la période où Mohamed construisait son salon !?

 

Un âne

 

 

« Et toi Fatima, tu es née quand ?… Le jour où l’âne est tombé au fond du puits !… Moi, c’était l’année de la sécheresse, vous vous souvenez ? 120 jours sans pluie ! Pas une seule goutte d’eau ». L’eau. Une denrée très rare…

 

 

 

Une autre de nos richesses ?

Avoir trois grands-mères. Oui, oui, trois grands-mères. C’est qui la troisième ? Celle qui nous mettait au monde ! Au village, elle faisait office de médecin, de vétérinaire, de conteuse, de sage-femme… et bien entendu d’officier d’Etat-Civil. Eh oui, au départ, les livrets de famille étaient uniquement délivrés aux personnes qui travaillaient.

Astucieuse grand-mère ! Pour tenir le registre des naissances, elle employait deux méthodes ingénieuses et pas très couteuses : un fil et une bouteille. Tantôt, elle utilisait le fil sur lequel elle faisait un nœud, tantôt elle remplissait une bouteille de petits cailloux. Chaque nœud ou cailloux représentait une naissance.

Et vous, vous êtes nés quand !?

oct 02 2013

Raconte-moi Aït Ourir

Le henné (Henna en tachelhit)

 

Lorsque l’on évoque le henné, je ne peux m’empêcher de penser aux veilles de fêtes comme l’Aïd. Je nous vois encore enfants, faisant la queue devant notre mère, attendant patiemment notre tour. Elle nous appliquait du henné au creux de chaque main qu’elle entourait ensuite de papier puis d’un sac en plastique pour que nous puissions passer une nuit paisible, histoire de ne pas nous tâcher. Nous étions alors prêts pour un match de boxe !

Les matins ressemblaient à ceux de Noël. Nous portions nos plus beaux habits. Chacun se précipitait pour découvrir et montrer son dessin au henné. Eh oui, le résultat n’était pas le même selon que l’on avait boxé toute la nuit ou dormi les bras tendus comme si notre vie en dépendait !

Oui, le henné rime avec fête et partage. Il célèbre tous les moments heureux tels qu’un mariage, une circoncision, un pèlerinage, un voyage… Partage parce que quelque soit l’événement et la personne qui a demandé un tatouage au henné, elle en fait profiter ses invitées. Une règle d’or : utiliser tout le henné. Un véritable cadeau pour les femmes et les enfants présents.

La nuit du henné reste l’occasion pour la mariée, entourée de sa famille et de ses amies, de se faire chouchouter pour être la plus belle le jour de son mariage. Parée de magnifiques caftans, elle couvre ses mains, ses pieds et ses chevilles d’un voile de dentelle au henné après s’être fait dorloter au hammam. Un seul mot d’ordre : rires, danses, chants, souvenirs… pendant que les mains de chacune des convives s’apprêtent de motifs floraux ou géométriques (le point symbole du foyer, le triangle avec la pointe vers le bas celui de l’eau…) les unes après les autres au fil de la nuit. Et le marié dans tout ça ? Sa séance beauté. Un magnifique cercle au creux de la main droite.

Le henné (Henna en tachelhit)

Comment fait-on me direz-vous ?

Première étape, trouver une Nekacha (tatoueuse au henné). Deuxième étape, l’accueillir avec un plateau composé d’une boisson chaude – du thé à la menthe, hospitalité marocaine oblige – de poudre de henné, de citrons, de sucre et d’huile d’olive. Troisième étape, place à la créativité : le henné est préparé sous vos yeux par la Nekacha puis utilisé à l’aide d’une seringue en plastique à bout rond pour sublimer mains et pieds de motifs fins uniques. Les dessins étaient autrefois réalisés avec un bout de bois fin.

Pas de Nekacha sous la main ou tout simplement plus assez de temps pour vous faire plaisir ? Pas de panique. Pensez au pochoir pour henné !

Véritable parure pour la femme, le henné protège, soigne et nourrit aussi la peau, les cheveux, les pieds et les ongles.

Plus aucune raison de ne pas découvrir le henné et de se faire plaisir !

sept 25 2013

Raconte-moi Aït Ourir

L’amandier (Taleuzte en tachelhit)

 

 

L’amandier…

Amandier en fleurs - Vallée du Zat (Aït Ourir, Marrakech, Maroc) - 01/2013

Grand, élancé, puissant et résistant, l’amandier vit très longtemps… Il peut être centenaire et mesurer jusqu’à 10 mètres. Il est taillé en novembre et décembre : une mise en beauté rapide et annuelle suffit. 20 minutes top chrono !

Il a véritablement tout pour plaire !

Amandier en fleurs - Vallée du Zat (Aït Ourir, Marrakech, Maroc) - 01/2013

 

L’amandier est la deuxième espèce fruitière cultivée au Maroc après l’olivier et le premier arbre fruitier à fleurir. Dès la fin de l’hiver, en fait !

 

La récolte d’amandes fraîches se fait en mai et juin, celle des amandes sèches entre septembre et octobre. 2 à 5 kg par arbre.

 

Pas besoin de vous dire à quel point l’amande est bénéfique pour la santé. On peut consommer l’amande à tout moment de la journée. Elle peut être douce ou amère. Hé, oui ! Du choix, du choix et du choix ! Moi, je préfère les amandes douces.

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Le summum de l’hospitalité à Aït Ourir ?

Du thé à la menthe servi avec des amandes ! Vous préférez le café ? Pas de problème. Noir ou au lait de vache ou de chèvre, vous pouvez le savourer avec des pâtisseries…  aux amandes bien entendu.

 

L’amande est très largement utilisée pour confectionner les pâtisseries marocaines (cornes de gazelle, briouates, cornets farcis…). On la retrouve sous toutes les formes : entière, grillée, effilée ou en poudre avec la particularité d’être petite et parfumée. C’est l’élément qualité de base. Le raffinement à l’état pur !

 

Pour les amateurs de sucré-salé, l’amande vous est proposée grillée dans les tajines aux pruneaux ou tajines de poulet aux olives vertes. Essayez-la également en salade pour remplacer les noix, vous ne le regrettez pas !!

 

Passons au petit-déjeuner. C’est un moment privilégié pour moi, pour ne pas dire le meilleur moment de la journée ! Si vous aimez les jus frais, testez le smoothie d’amande ! Un délice. On peut aussi le boire à toute heure de la journée !

 

Un petit creux ?

Pourquoi ne pas savourer une petite poignée d’amandes ? Vous serez rassasié tout en vous faisant plaisir. Envolée la culpabilité ! Vous avez déjà essayé d’en consommer après une randonnée ou un tour de calèche ? Oui, oui, un tour de calèche ! Prendre l’air, ça creuse. Il n’y a pas mieux que l’amande pour récupérer après l’effort ! Envie d’une glace ? Pourquoi pas un sorbet de lait d’amande ?

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Tout cela est bien beau et bien bon surtout ! La question cruciale que tout le monde se pose, c’est : où puis-je en trouver ?

Dans les souks et tout au long de l’année, y compris au souk d’Aït Ourir qui a lieu tous les mardis. Sinon, rendez-vous à la place centrale d’Aït Ourir (tasokte). Vous y trouverez votre bonheur quelque soit l’heure et le jour !  

 

Selon un proverbe berbère, « On ne connaitra la douceur de l’amande qu’après l’avoir mise dans sa bouche ».

 

Vous savez ce qu’il vous reste à faire… Bonne dégustation !

 

août 19 2013

Raconte-moi Aït Ourir

Voyage à… Sidi Rahou : épisode 1

  

Sidi Rahou (Aït Ourir, Marrakech, Maroc) - 02/2013

Sidi Rahou, village berbère du Haut Atlas 
(Aït Ourir, Marrakech, Maroc) – 02/2013

  

Vous projetez de vous rendre à Ouarzazate ou de voyager autrement à travers le Maroc ? N’allez pas plus loin, faites une halte à Sidi Rahou.

Pourquoi ici, me direz-vous?

 

Village traditionnel berbère, Sidi Rahou se trouve au pied du Haut Atlas sur la route de Ouarzazate (137 Km) et à peine à 35 km de Marrakech.

 

Douar Sidi Rahou, Aït Ourir (Marrakech, Maroc) - 02/2013

Douar Sidi Rahou, Aït Ourir
(Marrakech, Maroc) – 02/2013

 

On y parle le Tachelhit, langue berbère maternelle, en plus de l’Arabe et du Français enseignés à l’école.

 

Les habitations majoritairement de terre et de pisé (terre crue) de couleur ocre s’intègrent harmonieusement dans la nature, entourées d’arbres fruitiers propres à cette région : oliviers, amandiers, figuiers, citronniers, figuiers de barbarie…

 

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Oliveraies - Douar Sidi Rahou (Aït Ourir, Marrakech, Maroc) - 02/2013

Taille des oliviers - Sidi Rahou (Aït Ourir, Marrakech, Maroc) - 02/2013

 

Première espèce fruitière cultivée au Maroc avant l’amandier, l’olivier ne fait pas exception à Sidi Rahou. Que ce soit en période de taille en mars ou de récolte en septembre, les oliveraies s’étendent à perte de vue et offrent d’innombrables nuances de vert.  

 

 

 Cela vous a plu ? Alors, à très bientôt pour une visite au coeur du village de Sidi Rahou.

 

août 07 2013

Raconte-moi Aït Ourir

Aït Ourir : souvenirs du quartier Abidar

 

D’aussi loin que remontent mes souvenirs, je me rappelle cette route. Grande et chaotique. Cette route principale nous emmène au centre-ville ou au village de Sidi Rahou. 7 km. Soit vous étiez chanceux et vous aviez la route pour vous tout seul soit il fallait partager. Il fallait souvent la partager.

 

Aït Ourir, route principale en voiture, quartier Abidar (Marrakech, Maroc) - 01/2013

Aït Ourir, route principale, quartier Abidar (Marrakech, Maroc) – 01/2013

   

Route principale - Quartier Abidar  AO - 01/2013

Aït Ourir, route principale, quartier Abidar (Marrakech, Maroc) - 01/2013

 

Que vous dire du quartier Abidar ?

Abidar vit jour et nuit. Au bruit des mobylettes se mêle celui des sabots des chevaux ou de la charrette tirée par un âne. Du livreur de lait ou des enfants sortant de l’école. Des klaxons des voitures. Juste pour avertir en toute convivialité.

Eh oui,  pas d’espace réservé mais un espace partagé par tous !

 

Quartier Abidar - AO - 01/2013

C’est parti pour le souk… Quartier Abidar
Aït Ourir (Marrakech, Maroc) – 02/2013

 

En flânant le long de la route principale, arrêtez-vous pour observer le travail des artisans et échanger avec eux. Ils travaillent le bois, le fer forgé ou le tissu destiné aux sedari (banquettes marocaines). Entrez dans une téléboutique si vous n’avez pas de portable ou pour appeler vos proches à l’étranger. C’est encore possible ça ? Bien sûr !

 

Prenez une boisson fraîche dans un hanout (épicerie). Cela vous rappelle quelque chose ? Ras el Hanout (épice). Littéralement « la tête de l’épicerie » !!

 

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Prenez le temps de vous aventurer dans les ruelles.

 

Adeptes de beignets, ne passez pas à Aït Ourir sans en déguster. Chauds, croustillants et légers. Je les mange toujours nature avec un bon café parfumé à la cannelle ou un thé à la menthe. Un délice. Si si le top du top est fabriqué à Aït Ourir.

 

Et l’odeur du pain cuit au feu de bois. Chacun prépare son pain et l’emporte chez le boulanger. Les gens font des allées et venues à toute heure de la journée, plateau à la main recouvert d’un torchon laissant s’échapper l’odeur du pain tout chaud parsemé de graines de sésame, de pavot… Genre tu as des invités surprise. Ce qui arrive très souvent. En deux temps trois mouvements tu pétris ta pâte, tu l’envoies au fournil pendant que tu prépares le thé et le café. Et bon appétit !

 

Quartier Abidar - AO - 01/2013

Tous au pain et aux beignets… Quartier Abidar (Aït Ourir, Marrakech, Maroc) – 02/2013

 

Les marchands ambulants. Tout est à vendre, même les choses les plus improbables. Celui qui m’a le plus marqué. Le vendeur d’eau de javel. Sûrement à cause de sa voix qui réussissait à traverser les murs pour s’engouffrer directement dans nos oreilles « Jabir jabir (javel) !». C’est comme au marché, il y en a toujours un qui crie plus fort que les autres «Allez Mesdames Messieurs 10 euros ! Dépêchez vous, ça part comme des petits pains ! Normal c’est de la qualité !! Allez allez allez!». Cela vous fait penser à quelqu’un ? Moi aussi ! Sinon on peut toujours trouver tous ces objets dans des boutiques (hanouts) ou des fourre-tout grandeur nature.

 

Hanout quartier Abidar (Aït Ourir, Marrakech, Maroc) - 01/2013

Hanout (boutique) quartier Abidar (Aït Ourir, Marrakech, Maroc) – 01/2013

 

Un autre de mes moments préférés. Les promenades nocturnes dans le quartier, histoire de papoter, de manger un morceau ou boire un verre tout en profitant de la fraîcheur du soir.

 

août 07 2013

Raconte-moi Aït Ourir

Aït Ourir : promenades et randonnées

 

Vous êtes en vacances à Aït Ourir. Vous l’avez parcourue en long, en large et en travers. Vous avez aimé. Et si on poussait la balade plus loin, à peine plus loin…

 

Qui n’a jamais rêvé d’avoir le bon plan pour aller crapahuter ? Attention. Pas n’importe où. Les circuits touristiques arpentés par des millions de personnes. Safé (ça suffit) ! Bezaf Bezaf Bezaf (trop, c’est trop) !
En même temps, se retrouver dans un endroit où même une mouche marocaine ne s’y risquerait pas. C’est carrément flippant. Pourtant, peu de choses l’arrêtent.

 

Âmes aventurières et amoureux de la Nature, faites-moi confiance et suivez-moi. Ne cédez pas aux appels du farniente. Je sais, c’est tentant. C’est le mois de janvier. Il fait 25°C. Quid : et en France ? Maîtresse, maîtresse, moi je sais : -15°C. Ouh la vilaine ! Ok, ok, c’est vrai 10°C mais pfff ! Ça c’est pour les chanceux. Justement !

 

Combien d’entre vous connaissent Sidi Rahou ?

A vos mocassins, vos baskets, vos tongues ou vos babouches… et Yalla ! (c’est parti !) pour 6 km de marche en passant par… Chut, c’est un secret. Bon d’accord ! Mais c’est seulement parce que c’est vous !
Au bout. LA récompense suprême : un village typiquement berbère niché au coeur du Haut Atlas. Pas envie de marcher ? Même pas mal. Pourquoi pas à vélo, en calèche ou à mobylette. Oui oui … du choix du choix du choix telle est ma devise. Sans oublier le taxi ou la voiture en empruntant la route principale.

 

Tout commence ici. Deux options s’offrent à nous.

 

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Aujourd’hui, c’est balade à pied. On tourne à gauche et c’est parti pour 1h30 de marche. Le Haut Atlas est derrière nous. Rassurez vous, il n’est jamais bien loin. Il suffit de vous retourner.

 

Pensez à vous hydrater. 25°C oblige. Entre la pause photo, la pause gourmande… Si si marcher, ça creuse. Et la pause pipi diront certains ? M’saken (les pauvres) ! Eh non, ce n’est pas possible sauf si vous voulez jouer à cache-cache. 1, 2, 3, 4, 5…. Là, à mon avis vous êtes servis.

On continue le voyage. D’abord les incontournables puis on se laisse surprendre. C’est mieux. Chaque escapade est unique.


LES INCONTOURNABLES

 Bizarre. Aucune mouche à l’horizon.

 

LES RENCONTRES INATTENDUES

Arrivée à Sidi Rahou.

 

Sidi Rahou - Ecole primaire - AO - 01/2013

Sidi Rahou, village berbère – Arrivée à l’école primaire
Aït Ourir (Marrakech, Maroc) – 01/2013

 

Vous avez aimé la balade ? Les sommets neigeux du Haut Atlas sont toujours présents, juste derrière vous. N’hésitez pas à jeter un coup d’œil de temps à autre, il en vaut le détour. Les changements de lumière et de perspectives sont juste surprenants.

Découvrez bientôt et en exclusivité Sidi Rahou.